A longer les murs je marchais sur un tapis rouge emprunté comme un canevas, je chantais enchanté à la regarder se poser sur une posture de Diva, je m’approchais timoré de son joli minois qui avait un petit je ne sais quoi, elle ressemblait à la princesse florilège aux jolis petits pois, je me disais que c’était le bouquet j’étais un piètre jardinier, je m’avançais sans gants à en faire tomber les modes indiscrets, je touchais du bout de mon émoi son portrait à peine terminé, je perdais les boutons d’or de mon habit couvert de poussière étamine, je suivais l’humeur pigmentée la ligne de sa cambrure qui tissait autour d’elle une aura de divine, je me laissais tomber à ses pieds les genoux à glisser sur les planches, elle toujours en prestance avec les mains sur les hanches, m’écrivait son nom sur le dos de ma doublure « Veronika » et ne m’appelle pas, je laissais l’air léger qui passait par les œillets reprendre son souffle coupé, je n’avais pas de vase assez grand pour elle qui remplissait les murs du printemps qu’elle fleurissait.
Tableau by Amylee - http://www.amylee.fr/
